Gestion du stress et bonne santé

Salut les tigers !

Jusqu’à présent je vous ai parlé du sport comme maintien d’une bonne santé. Mais en fait, être en bonne santé c’est un équilibre entre plusieurs choses : une activité physique régulière certes mais aussi une bonne alimentation, une bonne hydratation, un bon sommeil, une bonne hygiène de vie en somme ! Mais cela passe également par une bonne gestion du stress  au quotidien! Et c’est le sujet dont j’ai choisi de vous parler aujourd’hui étant donné que celui-ci est directement lié à mon métier de coach sportif.

Le 26 juin dernier, j’ai participé pour vous à un atelier sur la gestion du stress animé par Sylvie Bocquenet, que j’ai pu interviewer à la fin de celui-ci.

Sylvie est coach en développement personnel depuis plusieurs années. Elle intervient aussi bien auprès des particuliers que des entreprises. Je vous laisse découvrir le déroulement de cet atelier ainsi que mes échanges avec elle durant lesquels elle nous expose en quoi  consiste son métier et quel est son rôle précisément.

Déroulement de l’atelier

J’arrive à Morangis, où j’ai rendez vous pour 18h00 et je retrouve 5 autres personnes qui comme moi sont venues participer à l’atelier. Sylvie se présente et nous plonge directement dans le bain en nous demandant de discuter avec notre voisin afin de le présenter par la suite au reste du groupe, ce qui constitue un premier exercice. Chacun travaille dans des domaines différents : secteurs commercial, du transport aérien, de l’industrie, du conseil en gestion de patrimoine etc. Un objectif commun : tous sont là pour parler du stress qu’ils expérimentent au quotidien dans leur métier.

Le déroulement de l’atelier prend la forme d’un échange oral sous forme d’une table ronde où chacun exprime comment le stress se manifeste chez lui tant sur le plan physique que comportemental.

Les signes du stress

Nous nous rendons vite compte que la majeure partie du stress est générée sur le lieu de travail plutôt  qu’une fois rentré chez soi, ce qui parait évident pour toutes les personnes présentes. Nous échangeons sur les trucs et astuces utilisés par chacun d’entre nous afin de contrôler et lutter contre ce stress :

Avec l’arrivée d’internet des téléphones portables, la frontière entre la journée de travail et la fin de celle-ci est un peu floue. Beaucoup de personnes continuent de travailler une fois chez elles et à recevoir des coups de fils de leurs managers ou collaborateurs même à des heures indues. Il faut cependant apprendre à couper et à dire stop, et surtout à remettre les choses en perspective car il y aura toujours une montagne de travail à faire le lendemain et travailler chez soi jusqu’à 2h00 du matin n’y changera rien. Cela est cependant plus facile à dire qu’à faire mais est vital pour votre bonne santé sur le long terme.

Apprendre à organiser son temps de travail, c’est apprendre à dire non à certaines demandes afin de pouvoir honorer au mieux celles qu’on accepte. C’est essayer d’apprendre à moins travailler dans l’urgence même si en général l’urgence est un rythme qu’on nous impose que trop souvent. C’est enfin, accepter de ne pas pouvoir répondre dans les 5 minutes à un mail que l’on vient de recevoir sous prétexte que nous vivons dans un monde instantané. Comment faisions-nous avant les ordinateurs ?

Et oui, faire des pauses c’est ultra, supra, méga important, cela permet de recharger les batteries, de déstresser justement afin d’être beaucoup plus efficaces après ! C’est moi qui vous dit ça alors que j’ai n’ai pas une forte propension à en faire et pourtant les rares fois ou je m’en accorde je vois bien la différence ! Je travaille donc sur ça actuellement !!

C’est ce qu’admet faire une personne qui est avec nous aujourd’hui et cela lui fait le plus grand bien apparemment. Je n’ai jamais essayé, mais pourquoi pas. Et vous, cela vous arrive-t-il d’écrire pour évacuer ?

Je ne connaissais pas, pour ma part. Cela consiste à se libérer des émotions négatives en coupant les liens d’attachement toxiques  en dessinant sur une feuille de papier des bonhommes puis en coupant la feuille avec des ciseaux par la suite. Pour plus d’explications, regardez cette petite vidéo.

https://www.youtube.com/watch?v=r6oo1Kap6vM

Une autre personne quant à elle prend des photos de jolies choses ou moments qu’elle rencontre durant sa journée afin de continuer à apprécier la saveur de chaque journée et ne pas se laisser ronger par les responsabilités et la pression qu’elle rencontre au quotidien.

Pour ma part, au restaurant il y a peu, un papillon s’est posé sur mon verre et y est resté un moment; ce moment contemplatif a été très apaisant. Cette technique peut aider chacun d’entre nous à savourer chaque journée de façon différente et de la voir teintée d’une autre couleur et saveur.

 

Pour ma part, voici mes « techniques » à moi que je souhaite partager avec vous :

C’est quelque chose que je fais depuis peu en fait mais qui s’avère très efficace. J’ai commencé à le faire à la danse avant de monter sur scène dans le cadre des shows & galas que nous faisons. Et puis je l’ai expérimenté dans d’autres contextes ; cela s’est trouvé être très libérateur. Mais quand je vous parle de crier, je vous parle de crier avec le ventre et non avec la gorge, afin de laisser sortir, de libérer les émotions qui sont retenues en vous. Alors, prenez votre écharpe et sortez crier, les voisins s’en remettront!

J’essaie de m’astreindre quotidiennement à noter les 3 choses positives que j’ai rencontrées dans ma journée. Cela peut être des grandes nouvelles comme de petites choses : avoir eu au téléphone une amie que je n’avais pas eu depuis longtemps, avoir eu une conversation intéressante avec quelqu’un de proche ou de moins proche, avoir mangé mon gâteau préféré ou avoir pu apprécier une magnifique journée ensoleillée etc… Peut importe, sauf journées exceptionnelles, il y a forcément des moments positifs dans votre journée mais encore faut il avoir programmé son esprit pour les voir et en avoir conscience !Si le sujet vous intéresse je vous conseille le livre suivant de Florence Servan-Schreiber.

Fermer les yeux pendant quelques secondes quand vous n’avez pas la possibilité de faire une vraie pause, est bénéfique à la détente car le cerveau est ainsi mis en repos ce qui permet de le régénérer. Pour ceux d’entre vous qui ne savent pas quoi faire dans les transports en commun, essayez ça, ça aide à rester calme en plus dans certaines situations !

Et puis il y a quelque chose qui est tout simplement évident mais que nous oublions tous trop souvent et que nous rappelle Sylvie : il faut RESPIRER !! Tant au sens propre que figuré !

Dans tout, à commencer par les philosophies asiatiques, bouddhistes, la respiration est la clef, l’élément essentiel de gestion du stress, et un outil incontournable dans la vie de tous les jours. En effet quand vous respirez vous vous ancrez dans l’instant présent, dans l’ici et le maintenant et vous prenez conscience de vos émotions sans les jugez et sans vous jugez, seulement en notant leur présence. Car les émotions à l’origine ont un rôle essentiel et sont nécessaires à notre bon fonctionnement. Il faut simplement apprendre à ne pas se laisser submerger par elles et à les canaliser. On les répertorie d’ailleurs en 6 grandes familles (on parle d’émotions dites primaires) qui sont :

Il faut donc apprendre à identifier les émotions qui se cachent derrière nos ‘symptôme physiques’. Sylvie nous invite alors à ce moment de l’atelier à repenser à une situation précise que nous avons vécue génératrice de stress et à ressentir revivre le stress dans notre corps, à sentir comment et dans quelle partie du corps celui-ci apparait et voir quelle émotion est associée à cette sensation physique. Puis nous faisons un exercice de respiration (elle nous guide dans une relaxation avec sa voix) les yeux fermés afin de voir ce qu’il se passe. A la fin de cette relaxation basée sur la respiration, tout le monde note l’impact positif du travail de la respiration sur l’émotion qu’il était en train  d’expérimenter. Le temps de débriefer sur les ressentis de chacun et nous nous rendons compte qu’il est déjà bientôt l’heure de se quitter.

Ce que j’aime dans ce genre d’ateliers ou conférences, c’est la rencontre avec des gens que nous ne connaissons pas et qui sont dans le même ‘bateau’ que nous. Nous ne nous connaissons pas et avons des vies différentes mais nous avons tous la même aspiration à être heureux et zen. Il est d’ailleurs étonnant de voir comment les gens qui se ne se connaissent pas sont plus enclins à parler, partager leurs expériences en ayant moins peur d’être jugés.

Je remercie Sylvie de m’avoir permis de m’immiscer dans son atelier comme une petite souris. C’est d’ailleurs le premier et le dernier auquel je pourrai participer puisque celle-ci par s’installer en Bretagne. J’en profite donc pour lui souhaiter bon vent et tout le meilleur !

Pour retrouver toutes les actualités de Sylvie :

Mail : sylviebocquenet@gmail.com

Facebook : @SylvieCoachPro

Pour en savoir un peu plus sur le parcours de Sylvie n’hésitez pas à lire l’interview ci après.

INTERVIEW

JB : Bonjour Sylvie, je te remercie d’être avec moi ce matin. Peux-tu tout d’abord nous expliquer un peu ton parcours professionnel (formation)?

SB : Vu mon âge, il est long !;-) J’ai commencé ma carrière dans le tourisme. J’ai évolué dans différentes  structures : tourisme d’affaires événementiel, voyages d’affaires individuels ou en groupe pour des compagnies étrangères et enfin, croisières de luxe. Après 15 années de bons et loyaux services, je me suis orientée vers la pédagogie. J’ai commencé par dispenser des cours pour des BTS Tourisme. Puis j’ai découvert la formation pour adulte, et tout ce qui touche à l’évolution professionnelle. J’ai donc suivi une formation à l’INETOP (le CNAM de la psychologie du travail) comme conseillère d’orientation professionnelle. J’ai alors commencé à travailler en cabinet RH (où j’ai travaillé sur des bilans de compétences, mis en place et animé des groupes d’orientation, de recherche d’emploi) . Cela fut une expérience très enrichissante car j’ai été confrontée à toutes sortes de population (toutes catégories socio-professionnelles etc.)

J’ai par la suite découvert le développement personnel (PNL, Process Communication®, analyse transactionnelle, communication non violente, intervention orientée solution…) qui m’ont aidé à titre personnel et professionnel. Et tous ces outils m’ont amenée à monter mon entreprise de coaching en 2011. J’ai en même temps commencé à travailler chez le cabinet ACE* en 2012 (bilan de compétence) là ou nous nous sommes connus d’ailleurs 😉

JB : oui, c’est vrai, juste avant ma reconversion, le temps passe vite… C’est d’ailleurs toi qui « m’interviewais » à l’époque 😉 Peux-tu justement nous donner une définition plus précise du développement personnel ?

Le développement personnel a pour but d’augmenter le niveau de confiance en soi, d’aider à traverser des étapes de vies difficiles (changement de poste, séparation etc…), permet de gérer son stress, d’oser là où les situations nous paraissent  impossibles, insurmontables.

JB : Quels outils/techniques cela englobe-t-il?

SB : La PNL (programmation neuro-linguistique), la Process Communication®, l’analyse transactionnelle, la communication non violente, l’intervention orientée solution…) sont des outils participant du développement personnel dont je me sers. Les méthodes utilisées sont différentes selon les séances ; il y a plusieurs approches du stress (d’un point de vue psychologique, physiologique ex : le cas de l’ulcère à l’estomac..) mais je choisis plutôt l’approche émotionnelle et la respiration (approche corps/ souffle /esprit). Par exemple, cela peut consister à identifier ses émotions et les nommer pour mieux les vivre et les gérer car l’idée n’est pas de les réprimer mais de les laisser vivre…. Et de respirer dessus…comme on souffle sur un tas de sable qui s’amenuise petit à petit de manière non violente…

SB : Mais tout ce panel d’outils est alimenté par une démarche de développement personnel ‘personnelle’ pour le coup. En effet, depuis quelques années je  me suis mise à la pratique du yoga ainsi qu’à la méditation de pleine présence (présence à son corps/à son souffle/à son esprit) et toute cette démarche influence évidemment ma façon de coacher mes clients. La démarche est sans fin, le développement personnel est un chemin, non une destination.

JB : Tu me disais aussi qu’aujourd’hui tu donnes des cours à l’université d’Evry et que tu animes également des ateliers sur la gestion du stress.  Peux-tu m’en dire un peu plus ?

SB : oui je donne des cours de Management des équipes et des compétences à l’université d’Evry à des étudiants en Licence d’Entreprenariat et j’anime également des ateliers pratiques sur la gestion du stress tous les mois. L’idée est de mettre les gens en action. Que ce soit dans la formation, l’enseignement ou les ateliers, j’invite toujours les participants à intervenir. D’abord, parce que chacun d’entre nous connaît déjà beaucoup de choses et l’exprimer permet d’en prendre conscience. De plus, la mise en action des apprenants permet une meilleure mémorisation des apprentissages.

JB : Tu as donc un beau panel de compétence, de belles cordes à ton arc….formation, coaching en management et communication interpersonnel, animation d’ateliers et de gestion du stress, cours à la fac. Et tu me disais que tu souhaitais également te former en sophrologie.

Oui, en effet. Pour faire court, la Sophrologie est une technique de mieux être inspirée du Yoga, reconnue officiellement (y compris par le monde médical !). Ce qui n’est pas le cas du coaching, je ne t’apprends rien. Tout comme le coaching, elle amène la personne à développer plus d’autonomie, à s’auto-gérer face aux difficultés qu’elle peut rencontrer dans la vie (deuil, naissance, changements d’ordre privés ou professionnels, …)

JB : Du coup j’imagine que tu me conseilles ainsi qu’à tous mes collègues coachs sportifs de continuer à explorer cet aspect de l’être humain et à  continuer à se former dans ce domaine là, qui semble être complémentaire à notre métier.

SB : Clairement puisque bien souvent la première porte d’entrée pour lutter contre le stress, c’est le sport. Les gens y pensent spontanément.  Il est important de prendre soin de son corps via le sport entre autre.L’hygiène corporelle et émotionnelle est liée.

Apprendre à  être à l’écoute des émotions, les siennes pour commencer, est essentiel puisque vous êtes prof et devez savoir les gérer ainsi que celles de vos coachés qu’il est essentiel de prendre en compte en plus de l’aspect purement corporel.

JB : Est-ce dans cette démarche de gestion des émotions que tu es partie 2 mois en Inde en 2014 pour te retrouver face à toi-même ?

SB : Effectivement, je suis partie deux mois dans un ashram où je faisais du Yoga six heures par jours. J’étais très curieuse d’expérimenter le « lâcher » d’émotions emprisonnées dans le corps (le corps n’oublie rien s’est bien connu) à travers la pratique du Yoga. Et ça marche ! Pour ma part j’ai éprouvé (lâché) une grande tristesse mais aussi beaucoup de joie, d’amour. D’autres ont éprouvé de la peur, de la colère. C’est étonnant de constater que ces émotions débloquées sont autant de souplesse retrouvée !

JB : Merci beaucoup Sylvie pour ton temps et ce partage. Je te dis à très bientôt et te souhaite plein de succès dans tes nouveaux projets!

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