La CAMI – Sport & Cancer

Hello les tigers,

Aujourd’hui je souhaite vous parler d’un sujet qui nous touche tous et qui me touche particulièrement : celui du cancer. Ce sujet est d’ailleurs celui étant à l’origine de ma reconversion. Dans mon ancienne vie professionnelle, j’ai eu la chance de rencontrer, il y a plus de deux ans maintenant, sur un Congrès Professionnel médical (je travaillais alors dans le domaine de la santé/ partie marketing), des membres de l’association la CAMI – Sport et Cancer. Je me suis alors dit que c’était cela que je voulais faire ; allier ma passion du sport (et de la danse) au médical afin de pouvoir aider les personnes atteintes d’un cancer à mieux appréhender la maladie et leur corps via le sport.

Mon BPJEPS en poche aujourd’hui, je suis allée, 2 ans après ce premier contact avec la CAMI*,  à la rencontre de son fondateur afin d’en savoir un peu plus sur celle-ci ainsi que sur l’activité créée par celui-ci : Le Médiété®. Cette activité fait partie des activités auxquelles sont formées les éducateurs sportifs intervenant dans l’association auprès des patients à tout moment du parcours de soin. J’ai même eu l’opportunité de tester une séance pour laquelle je vous fais pars de mes ressentis, dans la deuxième partie de cet article, juste après l’interview qui suit.

JB : Bonjour Mr Descotes, je vous remercie de m’accorder un peu de votre temps. Vous êtes Directeur général de la CAMI, et co-fondateur de celle-ci avec Mr Thierry Bouillet oncologue et radiothérapeute.

Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs ce qu’est la CAMI exactement ?

JMD : La CAMI Sport et Cancer est une association qui a été créée en 2000. C’est la première fédération qui développe et structure l’activité physique en cancérologie et en hématologie. Elle accompagne les personnes en traitement ou en rémission d’un cancer (femmes, hommes, enfants), dans des programmes d’activité physique et sportive dédiés, en ville ou à l’hôpital.

Les programmes de la CAMI sont recommandés pour tous les patients, sans limite d’âge, à tout moment du parcours de soins (traitements et rémission).

JB : Du coup, vous proposez des cours de sport dispensés par des éducateurs médico-sportifs attestant d’un diplôme (DU) sport et cancer, diplôme que vous avez mis en place et qui est dispensé à l’université de Paris 13. Quels sont les prérequis pour pouvoir suivre cette formation et quels sont les profils concernés?

JMD : Les acteurs du monde médical, les patients et les proches sont encore mal ou inégalement informés, et les éducateurs sportifs insuffisamment ou inégalement formés. En conséquence, aujourd’hui encore, tous les patients n’ont pas les mêmes chances de faire de la pratique physique et sportive un atout supplémentaire dans le cadre de leur parcours de soin.

C’est pour cette raison que nous avons mis en place ce diplôme en 2009. Dans le cadre d’un parcours universitaire, il est ouvert à tous les titulaires des diplômes suivants : Licence professionnelle STAPS, Licence STAPS APA, Maîtrise STAPS, D.E. de Kinésithérapie. Dans le cadre d’un parcours professionnel, il est ouvert aux Professeurs de sport diplômé d’Etat devant justifier d’au moins 5 ans d’expérience, aux Personnels de santé IDE, aux médecins pouvant justifier d’un diplôme d’Etat dans une pratique sportive.

JB : Et simple curiosité, que signifie l’acronyme la CAMI ?

A l’origine l’acronyme signifie ‘Cancer Arts Martiaux et Informations’ car à l’origine je donnais seul des cours de karaté au sein de l’association. Au tout début l’acronyme était même CIAM puis nous avons vu qu’en inversant une lettre pour ‘CAMI’, cela signifiait divinité en japonais (même si cela s’écrit alors avec un ‘k’). Par ailleurs je suis originaire du Sud de la France et CAMI en catalan signifie ‘chemin ‘, ou comment amener des patients d’un parcours de soin à un parcours de vie..

JB : Effectivement j’ai vu que vous étiez un ancien sportif de haut niveau  en karaté.

JMD : oui et c’est ma pratique de cette discipline qui m’a amené à une certaine philosophie de vie et à la recherche du geste juste. Dans les arts martiaux, il y a une quête de perfectionnement à la fois physique et  moral. Par exemple, aussi paradoxal que cela puisse paraître, les arts martiaux prônent la non-violence, l’harmonie des relations, la bienveillance partagée, le respect des différences. Et pour ne pas en faire un simple concept, ces états d’esprits doivent pouvoir s’exprimer à travers notre comportement et notre posture d’où l’importance du corps dans cette aventure.

A la base je donnais des cours de karaté plus axés sur la notion de combat, de rapport de force, de maîtrise technique jusqu’à ce je que je prenne conscience que malgré ma pratique du karaté depuis plus de 20 ans, je n’avais pas autant de capacités corporelles que je ne le pensais et que je n’arrivais pas à me dégager par exemple d’une forme de violence. J’ai choisi alors de m’ouvrir à d’autres disciplines afin d’approfondir ma connaissance du corps et du mouvement et de faire des liens entre cette quête et d’autres pratiques, comme la danse qui  selon moi était à l’époque la quintessence de la maîtrise du corps et du mouvement. C’est comme cela que j’ai pu évoluer, remettre en cause mes certitudes et aller vers la mise en pratique de cette idée de la place et du rôle du corps dont je parlais tout à l’heure.

JB : Et c’est donc ce cheminement personnel qui est à l’origine de la création du Médiété® ?

JMD : exactement ce travail sur moi-même m’a donné un nouveau rapport au corps et m’a naturellement amené à revisité mes convictions, mes croyances mais aussi toute mon approche de l’enseignement. Dans un sens, j’ai souhaité rendre au corps son agilité et donc sa liberté, le corps incluant également l’esprit puisque dans les cultures extrêmes-orientales il n’existe pas de séparation entre les deux. Je me suis rendu compte qu’un travail sur la recherche d’un mouvement parfait, hors de toute contrainte, était une occasion de progresser et de pouvoir changer sa relation à soi.  Nous ne sommes pas arrivés au Médiété® du jour au lendemain. Cela est l’aboutissement de recherches, de travail, d’analyses et de réflexions qui ont duré 4 ans (de 2004 à 2008).

Cela a entraîné la complète restructuration de ma manière d’enseigner et de transmettre. Il a fallu tout redéfinir. Comme je vous disais, les objectifs pédagogiques de mes cours d’il y a 20 ans étaient complètement différents de ceux que j’ai aujourd’hui ; il y a 20 ans je cherchais à faire transpirer les gens sur un cours qui durait 45 minutes. Maintenant mon cours dure 1h30 et mes objectifs sont tout autres.

JB : Donc concrètement, pouvez-vous m’expliquer en quoi cela consiste ?

JMD : Bien sûr. C’est un projet en deux temps. D’abord, il s’agit d’apprendre à faire un mouvement en conscience, c’est à dire de choisir de manière volontaire les chaînes musculo-squelettiques que l’on met en jeu dans son exécution. Cela demande une capacité à sentir et maîtriser muscles, articulations et squelettes. Ensuite, il s’agit de produire ce mouvement pour le faire tendre vers ce que le corps mettrait naturellement en jeu s’il était libre de toute contraintes physiques comme les tensions, les déséquilibres, les pertes de mobilités, etc. C’est ce que nous appelons le mouvement juste.

Le Médiété® dans son application, c’est la faculté de l’analyse du mouvement, de son explication bio-anatomique et de sa réalisation en fonction d’un modèle parfait vers lequel tendre. Et ce faisant, de faire de cette recherche et découverte l’occasion d’un chemin de perfectionnement, car ce n’est pas l’objectif qui compte mais le chemin que l’on prend pour y parvenir.

JB : Je comprends. Mais du coup j’ai vu que les éducateurs sportifs (médico-sportifs, nous reviendrons sur cet aspect tout à l’heure) ne pratiquaient pas forcement cette discipline du Médiété® dans leurs cours, mais d’autres disciplines telles que la danse, le yoga, la course etc…en quoi consiste l’approche de l’enseignement des autres disciplines dans ce cas ?

JMD : Dans son enseignement, le Médiété® n’est pas une discipline comme peuvent l’être celles que vous avez citées. C’est une approche pédagogique, une sorte de logiciel, qui s’intègre à toutes les autres disciplines afin d’améliorer l’exécution technique et la compréhension du mouvement des pratiques, garantissant ainsi la préservation de l’intégrité physique des participants et la progression dans la maîtrise des disciplines. Pour la CAMI Sport et Cancer, cela a permis à la fois de mettre en place un protocole identique de prise en charge puisque la méthodologie pour la réalisation d’un mouvement est le même mais d’offrir aux patients des portes d’entrées différentes dans son expression. On change l’aspect mais le fond reste le même. C’est comme lorsque vous prenez un Doliprane ou un Efferalgan, cela reste du paracétamol.

Les patients peuvent ainsi pratiquer du Karaté, de la danse, de la course à pied, du Taï-Chi, du yoga, de la marche nordique, de la natation, de l’escrime enseignés selon la méthodologie du Médiété® ou tout simplement du Médiété®.  C’est une question de sensibilité, d’appétence pour une discipline, dans laquelle ils se reconnaissent et peuvent trouver une correspondance par rapport à ce qui leur paraît important dans leur parcours de soin. Il n’est pas rare d’ailleurs que les patients passent d’une pratique à une autre tant ils retrouvent une identité de prise en charge autour des nos deux maîtres mots que sont l’efficacité thérapeutique et la sécurité.

JB : Comment cela se passe-t-il alors  pour que chaque professeur intègre cette pratique du Médiété® à ses cours ?

JMD : Je pense que la pédagogie est un art. Certaines personnes sont des « animateurs » de la pédagogie, d’autres des « enseignants » de la pédagogie et d’autres encore des « artistes » de la pédagogie. Beaucoup de professeurs sont très très bons dans leur domaine mais ils n’ont pas la capacité d’expliquer comment ils font tel ou tel mouvement. Intégrer le Médiété® dans sa pratique c’est proposer de répondre à ce paradoxe pédagogique. C’est pour cela que nous ne proposons pas de modèles techniques quand nous proposons ces apprentissages. Nous souhaitons que les enseignants s’approprient la réflexion, la capacité d’analyse, la compréhension, l’observation, la remédiation et même la critique où la remise en cause. Nous faisons un pari sur l’intelligence. L’art est un processus qui nécessite agilité, ouverture, curiosité, quête de perfection, interaction émotionnelle. C’est, de mon point de vue, une dynamique très vivante et très positive. Nous avons donc mis en place des protocoles assez structurés à la fois autour de l’acquisition physique de cette approche du mouvement car il me paraît difficile de transmettre un sujet sans se l’être approprié et autour de la partie analytique du geste juste suivant les disciplines pratiquées.

Aujourd’hui, nous sommes engagés dans l’ouverture de Médiété® à d’autres publics que le cancer. L’idée est de créer un mouvement afin de faire évoluer les mentalités sur la place, le rôle et l’importance du corps. Ce que nous souhaitons aussi, c’est faire vivre cette approche avec tous les enseignants qui se sont engagés ou s’engageront dans ce projet pour en faire un principe évolutif. Ce serait une erreur de figer le Médiété® dans un carcan (le Médiété® aujourd’hui est différent du Médiété®  que nous aurons dans 20 ans si cela fonctionne)

JB : Parlons de la loi « Sport sur ordonnance » ? Le décret a été adopté en mars dernier. Comment cela se passe t-il d’un point de vue de la prise en charge des cours ?

JMD : En fait tout d’abord ce décret qui concernent les ALD (affections longues durée dont le cancer fait partie) permet aux médecins de prescrire des séances aux patients concernés. Ce que la loi prévoit c’est le remboursement de cette consultation de prescription. En revanche, elle ne fait aucune mention d’une quelconque prise en charge des séances d’activités physiques et sportives par l’Assurance Maladie. La loi souhaite le déploiement de la prescription des APS* et de sa pratique auprès des patients en ALD mais en laissant le point du remboursement, aux initiatives locales, elle brise de fait cette dynamique. Sûrement d’ailleurs parce que la loi positionne les séances d’APS comme de la prévention et non de la thérapie….

Je pense qu’il reste un gros travail à faire pour montrer que sous des conditions d’encadrements, de protocoles, de posologie et d’objectifs, la pratique d’une APS doit être considérée comme un médicament. Le travail que nous faisons avec le Médiété® depuis toutes ces années montrent que nous fonctionnons clairement comme un thérapie sportive permettant de contribuer à l’amélioration des chances de rémission des patients touchés par un cancer et de leur qualité de vie.

*Activité physique et sportive

JB : Il y a effectivement un long chemin surtout en France concernant l’évolution des mentalités. La société française est axée sur le curatif plutôt que sur le préventif même si un changement s’opère tout doucement…

JMD : Vous avez raison. Nous nous sommes rapprochés de la CNAMTS pour faire évaluer la viabilité et l’efficience du travail à la CAMI. Nous n’avons pas peur d’être challengés sur nos certitudes. Au contraire. La mise en place d’une étude clinique permettant de mesurer à la fois l’efficacité thérapeutique de la prise en charge de patients par nos soins et les bénéfices médico-économiques que cela pourrait engendrer nous paraît plus que pertinente. Au moins nous serions fixés… Je suis toujours en attente d’une réponse. Bien sûr, s’il s’avère qu’il y a un réel impact positif, nous demanderions un remboursement des séances prescrites par la CNAMTS au moins pour partie car nous pensons que le bon modèle réside sur un partage de le prise en charge entre le régime obligatoire et le régime complémentaire.

JB : A ce sujet, est-ce que des mutuelles prennent en charge certaines séances ?

JMD : Oui. Sur l’aspect cancer, nous avons la chance de collaborer avec de très belles mutuelles qui se sont engagées à nos côtés pour développer des programmes de thérapies sportives à destination des patients. Par exemple, Malakoff Médéric, notre partenaire « Privilège » depuis plusieurs années, s’est engagé à nos côtés pour lancer des Pôles Sport et Cancer en Cancérologie et en Hématologie dans toute la France. Les Pôles Sport et Cancer sont la mise en place de nos programmes dans les services de soins en lien avec les équipes soignantes. Le financement de ces programmes par Malakoff Médéric permet pour les patients la gratuité des séances et des bilans. Nous travaillons également avec la Mutuelle des Sportifs à travers leur offre « Sport sur Ordonnance » qui permet aujourd’hui à tous les sociétaires de la MAIF intégrant nos séances d’être gratuitement pris en charge.

Nous venons également de signer un partenariat avec le Groupe Pasteur Mutualité autour de la même thématique mais aussi également pour aider les médecins à la prescription des APS en cancérologie avec notre commission scientifique.

Autre exemple, le Groupe APICIL finance des parcours de soin de patients dans la région lyonnaise ce qui nous a permis de créer un Comité et de développer notre activité dans cette région.

Et enfin, GPMA, partenaire historique de la CAMI, qui nous soutient depuis de nombreuses années pour améliorer nos processus de formations de nos intervenants et assurer un soutien pédagogique et psychologique de tous les instants pour garder la meilleure qualité de prise en charge possible de manière équitable sur tout le territoire.

JB : Cela est positif. Avec le temps, et ce changement des mentalités qui commence à s’opérer, espérons que ce type de prise en charge se généralise.

Monsieur Descotes, je vous remercie pour le temps que vous m’avez accordé et vos réponses à mes questions. J’ai hâte de pouvoir aller tester un cours de Médiété !

Suivi d’un cours de Médiété® & karaté et d’un cours de Médiété®

Mardi 2 mai dernier, je me suis levée tôt, comme à l’accoutumée, mais pour faire quelque chose de différent de d’habitude : aller tester un cours de Médiété®,  dont nous venons de parler dans l’interview ci-dessus. Car vous, me connaissez maintenant, vous savez que je souhaite savoir de quoi je parle 😉

Ce matin là, je me rends donc au théâtre des Sablons à Neuilly-sur-Seine pour suivre deux cours assurés par Thierry Mueller, éducateur médico-sportif à la CAMI. Le premier cours sera un cours de karaté via la technique du Médiété®, puis le second un cours de Médiété®  simple.

Thierry, 51 ans, est déjà en tenu de karatéka quand je franchis le seuil de la porte de la grande salle où a lieu le cours.

Thierry commence son cours par un échauffement d’environ 15 minutes avec des isolations : montée  et descente des épaules/omoplates, puis rotation interne et externe des épaules … Il s’agit de prendre conscience de ces parties là de son corps.

Il va se resservir de cet apprentissage dans la partie suivante du cours de karaté. Il commence par enseigner un premier blocage au niveau des bras faisant intervenir ce travail effectué au préalable sur les épaules et les omoplates ; il commence bras par bras puis associe progressivement  les deux bras en même temps afin d’introduire un travail de coordination.

Cette notion de montée et d’abaissement des omoplates que l’on retrouve en Pilates, en danse, en musculation (voir mon dernier article https://moving-forward.fr/musculation-placement-epaules), on la retrouve aussi ici dans cet art martial qu’est  le karaté.

Puis, Thierry introduit la notion de respiration, qui en effet joue un rôle essentiel dans la réalisation du mouvement. « Vous armez le bras et inspirez puis vous expirez lorsque vous montez celui-ci » informe-t-il.

Après avoir commencé par le travail sur le haut du corps il s’attarde maintenant sur le travail du bas de celui-ci, afin d’amener progressivement  les mouvements de jambes du karaté.

Il s’agit pour commencer d’un travail proprioceptif de transfert de poids de corps d’une jambe à l’autre, et de force au niveau des jambes via des flexions de genoux. Ensuite intervient le travail d’équilibre qu’il combine par la suite avec des extensions de jambes afin de pouvoir commencer à travailler les coups de pieds en karaté.

La deuxième demi-heure de cette séance est consacrée au travail de blocage du  haut du corps puis à un travail de coordination avec les bras en alternant blocage en bas et en haut (tout en avançant en position de fentes).

« Soyez attentifs à tout ce qui se passe dans votre corps du bout des doigts au bout des pieds» mentionne Thierry. Être conscient de son corps, de chacun de ses mouvements, c’est cela le Médiété®. Encore une fois cela fait écho à la danse où la conscience et la présence à son corps doivent être omniprésente.

Le cours se termine par la reproduction du début d’un kata (que le groupe a commencé à apprendre depuis plusieurs séances) et qui reprend tous les points abordés dans le cours et permet de faire un travail de mémoire également.

A la fin de l’heure, Thierry termine son cours en demandant aux participants de se mettre sur une même ligne et de rapprocher leurs deux pieds ensemble (talons contre talons) pointes de pieds vers l’extérieur. Encore une fois, cette position me rappelle la danse (première position) et le Pilates. Il insiste à nouveau sur la posture, la verticalité du corps, et l’autograndissement avant de terminer par un salut.

Second cours de la matinée

Le cours de Médiété® simple quant à lui ressemble en essence au premier à la différence que l’on ne fait plus de karaté. Cependant les notions  de  placement  des épaules/omoplates,  de posture, de respiration, de précision du geste sont maintenues. On cherche durant ce cours à être bienveillant avec son corps et à réaliser  en conscience, chacun des mouvements proposés par Thierry.

Thierry est un très bon pédagogue ; il explique très bien. Il donne des consignes  claires et précises, des images, parle de ressentis. Il est encourageant et rassurant, et surtout on sent qu’il est là pour les participants, qu’il est dans le « donner ». Je pense que cela est un des savoir-être essentiel pour être un bon éducateur, (médico) sportif ou non d’ailleurs.

Je suis heureuse de cette matinée passée en sa compagnie ; elle m’a confortée dans mon envie de me diriger dans cette voie là, que ce soit dans un futur très proche ou un peu plus lointain 😉

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